arrête de t'excuser

Chère extraordinaire toi, 

A ton attention chère étoile : le début de cet article semble triste mais en vrai ça s’arrange vite, je suis certaine qu’elle va te faire écho. Je te propose un défi à la fin qui va te faire bouger dans tes retranchements. Oui encore un défi ! Je te rappelle que tu es sur le site de Bouge ton rêve, dans lequel il y a bien écrit “bouge” 🙂

Il y a peu, j’ai perdu un proche, un proche mais qui était loin de ma vie depuis longtemps. 

Quand j’ai appris son décès, ça m’a fait un truc au coeur. J’ai pleuré. J’étais avec Monsieur Lui (celui qui partage ma vie, tu risques de le retrouver souvent par ci par là). Je me suis excusée de pleurer le mouchoir humide, les épaules qui tressautent et les mots qui sortent par à-coup baveux (c’était encore moins sexy que ça comme scène, mais je t’épargne les détails). 

Il m’a répondu avec douceur mais du tac au tac : t’excuser de quoi ? de vivre ? 

 

Bam. 

Resanglot. 

Nouveau mouchoir. 

 

Il avait heurté un point sensible. Pourquoi je m’excusais ? Auprès de qui je m’excusais ? Quand on s’excuse souvent c’est que l’on a peur de déranger, c’est qu’on pense faire quelque chose qui ne correspond pas à l’autre, c’est qu’on pense être dans notre tort. Je n’étais pas dans mon tort de pleurer, mes pleurs ne dérangeaient personne, mais non je me suis excusée. Le plus triste, c’est que ces excuses étaient venues plus par habitude que par par conviction. 

 

Le temps a fait son oeuvre et j’ai repensé à cette histoire. Je me suis observée avec un peu de recul et j’ai remarqué que je m’excusais souvent. Trop souvent et surtout inutilement. En soi, ça ne pourrait pas être grave. Je m’excuse de m’excuser. Mais en vrai non ! (Bah quoi, t’as pas tes contradictions toi aussi.) Arrêtons de nous excuser sans cesse !  Quand tu t’excuses pour un oui ou pour un non, tu t’envoies toi même le message que tu n’as pas le droit, que tu n’es pas assez, que tu es trop, que tu pourrais mieux, moins, bref que tu n’es pas comme il faudrait que tu sois. Par rapport à qui ? Bien souvent, par rapport à toi-même ou aux bien-pensances que tu t’es crées par ton éducation, ton entourage.

défi stop excuse

Quand j’ai constaté ça,
je me suis donné le défi de ne plus m’excuser pendant 1 semaine. 

Et bien, c’était pas si simple ! L’excuse venait se faufiler dans mon vocabulaire plus vite que son ombre. Je me suis forcée, à reformuler, à me taire pour la laisser passer dans ma tête mais ne pas la sortir. Puis peu à peu, elle a finit par se faire de plus en plus petite. Alors, il y a encore du boulot, elle aime bien s’inviter sans prévenir mais je ne lui réserve plus sa place. Alors, elle est contrainte à partir. J’ai remarqué que me forcer à éloigner l’excuse de mes conversations et de mes automatismes m’emmenaient à être et paraître plus sûre de moi, à dire les choses sans passer par un chemin tortueux qui brouille mon message, à me sentir plus confiante tout simplement. J’envoie un autre message à mon cerveau, à moi-même et donc à l’autre. 

Je t’invite donc toi et tes excuses à la pelle pour le défi suivant : ne pas t’excuser d’être toi, pendant une semaine !

 

Alors évidemment, si tu refermes la porte sur le nez de pépé, je ne te dis pas de le regarder de travers en lui affirmant que tu as fait le pari de ne pas t’excuser cette semaine et que s’il faisait un peu plus attention, la porte se serait bien tenue. 

 

Non, pendant cette semaine sans excuse, il s’agit d’être juste avec toi-même, d’arrêter de te flageller d’excuses qui n’ont pas leur place et de te donner l’autorisation d’être toi. 

Ce défi te parle ? As-tu envie de le faire ?
Raconte moi comment ce défi te fait écho ? 

J’ai vraiment envie de savoir ce qui se passe derrière l’écran pour toi. 

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